Vendredi Découverte - Comment déterminer un prix et une répartition « justes » de l’eau d’irrigation dans le BV Aude compte tenu des évolutions dans la gestion de l’eau agricole ?... - Laurie Schneider

Le 20 décembre 2019, en salle « Mosson » (Bâtiment Confluences) de 11h00 à midi, Laurie Schneider nous a présenté les résultats de son stage de fin d’étude réalisé à la chambre d’agriculture de l’Aude intitulé : Comment déterminer un prix et une répartition « justes » de l’eau d’irrigation dans le BV Aude compte tenu des évolutions dans la gestion de l’eau agricole ? Ou comment ont collaboré l’UMR G-Eau et la Chambre d’Agriculture de l’Aude (11) pour tenter d’y répondre.

 

Laurie Schneider est doctorante nouvellement arrivée à l’Irstea. Elle travaille sur la gestion des quotas d’eau pour les agriculteurs dans les territoires agricoles en tension, sous la direction de Marielle Montginoul (économiste, Irstea) et Delphine Leenhardt (agronome, Inra). Avant de rejoindre l’Irstea, Laurie a fait une classe préparatoire aux grandes écoles en littérature et sciences sociales, avant d’intégrer l’Institut d’Etudes Politiques d’Aix-en-Provence (IEP). Elle a ensuite, en parallèle de la cinquième année d’étude de cet IEP, suivi le master 2 « Eau et Société » à MontpellierSupAgro, AgroParisTech et l’université des sciences de Montpellier.


Résumé :

La Directive Cadre sur l’Eau (DCE) d’octobre 2000 fait naître à l’échelle de l’Union Européenne l’objectif de « bon état des masses d’eau », qui est à la fois un bon état qualitatif et le retour à l’équilibre quantitatif. En 2006, la Loi sur l’Eau et les Milieux Aquatiques (LEMA) transpose la DCE dans le droit français ; elle impose la détermination d’un « volume prélevable » ou « quota d’eau collectif » et introduit l’outil « Organisme Unique de Gestion Collective (OUGC) » qui a pour but de répartir ce volume prélevable collectif entre les irrigants. Or, la somme des autorisations actuelles de prélèvement des irrigants est en général bien supérieure à ce volume prélevable déterminé collectivement ; les autorisations individuelles de prélèvement doivent donc être revues, afin que le volume total autorisé soit égal au volume prélevable à plus ou moins longue échéance (2021 au plus tard), dans le but de restaurer l’équilibre quantitatif dans les zones déficitaires (Zones de Répartition des Eaux, ZRE).

Cela transforme donc la gestion locale de la ressource et les coûts associés à sa mobilisation (nouvelle structure gestionnaire à financer, allocations en eau plus contraignante). Dans l’Aude, un déficit de 37 Mm3 net a été diagnostiqué en 2014 et l’OUGC est en cours de création.

Le partenariat de recherche entre l’UMR G-EAU et la Chambre d’Agriculture de l’Aude vise à étudier les modalités d’implémentation locale de la réforme ; la détermination d’un prix et d’une répartition de l’eau d’irrigation « justes » demande d’étudier l’existant mais aussi de prendre en compte les perceptions et revendications des acteurs. Ce partenariat de recherche a pour l’instant été développée en deux axes, qui vous seront présentés :

-              Une étude de la perception qu’ont les irrigants de la gestion actuelle de l’eau d’irrigation, de son évolution et des possibles modalités de répartition du volume prélevable.

-              Une approche économique de l’eau agricole, via une analyse de l’état actuel et de l’évolution des coûts et prix liés à la mobilisation de l’eau pour l’irrigation.

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