Vendredi découverte - « Adaptations aux risques environnementaux (pollutions, inondations) dans la plaine du Gharb, Maroc : les solutions de l’ingénierie écologique » - Guillaume Lacombe

There is no translation available.

Le 24 septembre 2021 à 11h – Guillaume Lacombe a présenté ses travaux intitulés « Adaptations aux risques environnementaux (pollutions, inondations) dans la plaine du Gharb, Maroc : les solutions de l’ingénierie écologique »

La présentation a eu lieu en visio-conférence via le lien de connexion suivant : https://us02web.zoom.us/j/83738635590?pwd=Z3ZmTXdGUVplUDhmaEpXYUVuUGphUT09

 

Résumé:

La plaine côtière du Gharb (6000 km2) dans le nord-ouest du Maroc est régulièrement inondée par les débordements de l’oued Sebou, principal cours d’eau du pays. La position exhaussée de l’oued résultant de sa forte charge sédimentaire, et la topographie en cuvette de la plaine, expliquent la rémanence des inondations après la décrue. Autrefois marécageuse, la plaine du Gharb a été en grande partie aménagée pour l’irrigation moyennant la construction de milliers de kilomètres de fossés d’assainissement, de drains et de canaux d’irrigation alimentés par des stations de pompage majoritairement situées sur l’oued. Parallèlement, plusieurs grands barrages, cumulant une capacité de stockage proche des apports moyens annuels du bassin versant, furent construits principalement pour limiter les risques d’inondation et alimenter les périmètres irrigués de la plaine.

Malgré ces efforts, les inondations saisonnières persistent dans les zones les plus basses (« merja » = zone humide) où les agriculteurs adaptent leurs pratiques agricoles moyennant une prise de risque. Avec la prise de conscience écologique, des rôles bénéfiques sont nouvellement reconnus à ces merjas: protection des écosystèmes (réserve de biodiversité et épuration naturelle des eaux contaminées), fourniture de services aux agriculteurs, en été (pastoralisme, culture de contre-saison irriguée) et en hiver (stockage des eaux de crue, modérant les inondations et protégeant les périmètres irrigués et les zones urbaines situées à l’aval).

Dans le cadre d’une thèse de doctorat en cours (Hajar Choukrani, cotutelle IAV/Montpellier Supagro), de projets de fin d’étude d’élèves ingénieurs à l’IAV, de l’action structurante « Zones Inondables » du COSTEA, et d’une proposition de projet en cours de développement, nous avons plusieurs objectifs :

  • Identifier les services et fonctions écosystémiques du complexe formé par les merjas interconnectées au réseau d’assainissement (CMRA) favorisant un équilibre entre activités agricoles, biodiversité, qualité de l’eau et les conditions sanitaires associées,
  • Expérimenter des solutions fondées sur la nature renforçant et pérennisant les services écosystémiques des CMRA tout en leur conférant un rôle de développement socio-économique,
  • Développer une concertation territoriale autour de ces enjeux écologiques.

G. Lacombe présentera le site d’étude et les composantes du projet envisagé, notamment dans l’optique d’établir/préciser des liens thématiques avec les équipes G-eau.

SHARE

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer