2022 - Stage 6 mois - Biodiversité végétale, conditions édaphiques et hydrodynamique dans les paysages agricoles

Contexte :

Répondre à la double demande d’alimenter une population humaine croissante en limitant les dommages environnementaux de l'agriculture (Foley et al 2011), nécessite une meilleure prise en compte du rôle écologique de la biodiversité dans les agroécosystèmes, par l'intensification écologique (Zanten et al 2014) ou la restauration écologique (Benayas et al 2009). On peut citer l’exemple en viticulture de l'implantation de plantes de couvertures en inter-rangs pour limiter l’érosion des sols, ou la gestion extensive des milieux interstitiels (bordures de parcelles, réseaux de fossés, etc.), pratiques favorisant la biodiversité végétale dans les agroécosystèmes. Cette biodiversité rend de nombreux services écosystémiques, et en particulier des services hydrologiques, tels la régulation des écoulements, la maîtrise de l’érosion hydrique ou la rétention des polluants organiques (Rudi et al 2020). Cette biodiversité végétale à la parcelle et dans les milieux interstitiels permet également la connexion des populations végétales et animales en fournissant abris et ressources (Dollinger et al 2015). Cependant, elle participe également à la propagation d’espèces invasives et adventices qui peuvent entrer en compétition pour les ressources avec les cultures.

            Le projet Waterseed dans lequel sont impliqués plusieurs chercheurs INRAE, AgroParisTech, Montpellier Supagro – Institut Agro, Université de Tours, IRD, et qui compte actuellement un doctorant, a pour but de tester, sur un réseau de parcelles, comment l’eau structure les communautés végétales, de la dispersion des graines par hydrochorie à la ségrégation spatiale des espèces selon des gradients d’humidité du sol. Mieux comprendre ces interactions est indispensable pour appréhender l'influence du changement climatique sur les communautés en place et pour imaginer des pratiques plus vertueuses pour le futur.  Le projet vise notamment à développer des connaissances autour des deux questions suivantes :

  • les interactions entre structure des communautés végétales spontanées et conditions hydrologiques et hydrauliques dans les parcelles et milieux interstitiels,
  • la caractérisation des échanges de biodiversité végétale des parcelles vers les milieux interstitiels.

 

Objectifs et organisation du stage :

Le stage proposé a pour disciplines principales l’écohydrologie, l’écologie végétale et l'hydrodynamique. Le stagiaire aura pour objectif d’apporter de la connaissance sur le lien entre variation spatio-temporelle d’humidité/température du sol/hydrologie de surface à la parcelle et dans les fossés agricoles, et structuration des communautés végétales de végétation spontanée. Le/la stagiaire devra mener une analyse comparée entre inter-rangs des parcelles et fossés agricoles pour caractériser l'importance des facteurs humidité/sol/hydrologie de surface dans chacun des sous-écosystèmes pour la structuration des communautés végétales. Le/la stagiaire s’appuiera pour cela sur des mesures en continu de l’humidité du sol et de température, sur des données ponctuelles d'hydrologie de surface, et sur des relevés de végétation (relevés floristiques et banques de graines) se développant dans les inter-rangs et fossés.

 

Période et durée :

6 mois à compter de mars 2022 (date flexible à discuter avec l’encadrante)

 

Encadrement principal : Gabrielle Rudi

Participation : Fabrice Vinatier et Martin Faucher

 

Niveau requis et compétences :

Le/la candidate sera en cours de master ou formation ingénieur en agronomie, écologie, sciences environnementales ou gestion de l’eau, avec dans l’idéal des connaissances en botanique.

 

Lieu de travail, rémunération et avantages :

Le lieu de travail est Montpellier (Hérault, France) et de nombreux déplacements sur le département sont à prévoir (à la journée). Le permis B n'est pas indispensable mais sera un avantage. Le/la stagiaire devra être en mesure de justifier son attrait pour le travail de terrain. Par ailleurs, l'aptitude à communiquer, et à travailler en collaboration avec d’autres, sera évaluée lors de l’entretien puisque ce stage nécessitera de nombreuses interactions avec les équipes de recherche.

La gratification brute est de 590 euros par mois environ, avec prise en charge de 50% de l'abonnement de transport en commun sur la période, et accès au restaurant d'entreprise à tarifs réduits.

Le/La stagiaire sera rattaché administrativement à l’UMR G-Eau mais sera accueilli dans les locaux de l’UMR LISAH à l’adresse suivante : 2 place Pierre Viala, Montpellier.

 

Contacts :

Pour postuler, merci d’envoyer CV et lettre de motivation à Gabrielle RUDI : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. et Fabrice VINATIER : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. avant le 10 décembre 2021. N'hésitez pas à prendre contact pour de plus amples renseignements sur le stage.

 

Pour en savoir plus, téléchargez le document ci-contre.

Télécharger les pièces jointes :
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