Vendredi 13 décembre 2024, à 11h, Patrice Garin, Marielle Montginoul et Sébastien Loubier nous ont présenté leurs travaux intitulés "Chronique d'une réforme tarifaire inachevée : de la rente en eau à la maladaptation".

 

Résumé : Pour être utilisée, l'eau a souvent besoin d'infrastructures hydrauliques pour l'acheminer, au bon moment, du lieu de sa disponibilité au lieu de sa consommation. Certaines infrastructures sont en place depuis très longtemps et ont fait l'objet d'améliorations technologiques et de gouvernance successives en réponse à l'évolution de l'utilisation de l'eau et des réglementations régissant ce bien commun. C'est le cas du canal de Neste, opérationnel depuis 1862, situé dans le sud-ouest de la France, dans le piémont pyrénéen. Il a été construit à l'origine pour répondre aux problèmes d'assainissement et de navigabilité des rivières. Cependant, l'irrigation est devenue l'objectif premier d'un canal complété par de nombreux barrages, appelé depuis « système Neste ». Le développement de l'irrigation a permis d'augmenter la production agricole et de soutenir la modernisation de l'agriculture. Les usages domestiques et industriels ont également bénéficié de cette eau brute et ont ensuite contribué à son financement. La santé et le maintien d'un débit minimum dans les rivières sont devenus des contraintes de gestion à respecter. La durabilité du système Neste est aujourd'hui remise en cause, pour ses finalités, la disponibilité de la ressource en eau et son déséquilibre financier.

Vendredi 06 décembre 2024, à 11h, Pierre Balzergue nous a présenté ses travaux intitulés "Retour d'éxperience auprès d'entreprises inondées - Observatoire so-ii".

 

Résumé : Dans le cadre de notre observatoire sur les impacts des inondations (so-ii) piloté par l'équipe "adaptation/inondation" de l'UMR G-EAU (http://so-ii.org), notre équipe a lancé une nouvelle étude en 2024. L'objectif est d'identifier et de caractériser des entreprises inondées ainsi que les principaux dommages subis en réalisant des entretiens fermés, de façon exploratoire en porte à porte. Ces enquêtes ont été menées sur différents secteurs de Montpellier et sur plusieurs autres communes du bassin-versant du Lez (Hérault, France).

L'analyse des résultats de ces entretiens sera présentée et discutée lors de ce vendredi découvertes ainsi que la méthodologie testée lors de cette étude. Vos retours nous intéressent car ce type d'étude pourrait être pérennisé dans le cadre de l'observatoire so-ii, afin de produire des données de façon régulière et en complément des approches actuelles de l'observatoire. Le sujet sera également abordé, bien que dans un format assez différent, lors du séminaire 2024 de so-ii qui aura lieu jeudi 12 décembre à 14h, salle exp’eau.

De par le changement climatique (CC), l'agriculture française connaît déjà et va connaître dans un futur proche des situations de stress hydrique plus importantes. L’augmentation de la résilience des systèmes agricoles, c'est-à-dire la capacité d’un système à maintenir son état actuel mais aussi sa capacité à s’adapter face à des changements systémiques, est l’un des leviers majeurs pour atténuer les effets du CC sur l’agriculture. L’irrigation qui est en expansion en France, est vouée à jouer un rôle central et problématique : elle permet aux exploitations d’être à court terme moins vulnérables économiquement aux épisodes de sécheresse. Cependant, elle pourrait s'avérer être à long terme une maladaptation créant de nouvelles vulnérabilités à plusieurs échelles. A l’échelle de l’exploitation, elle augmente la dépendance de la production agricole à la ressource en eau et peut décourager à l’adoption de pratiques agroécologiques d’adaptation au CC. A l’échelle du territoire, elle peut augmenter la consommation d’eau pour l’agriculture dans un contexte de stress hydrique croissant à cause du CC. Le but de cette thèse est donc de comprendre comment l’expansion de l’irrigation en France influe sur la résilience des systèmes agricoles à ces deux échelles et quelles formes de régulations sont les plus efficaces pour assurer une irrigation durable et un juste partage de la ressource en eau. On cherchera donc à voir comment l’irrigation joue sur les performances économiques des exploitations mais aussi comment elle modifie (ou non) les pratiques agronomiques. Enfin, sur deux territoires méditerranéens on verra l’effet de l’irrigation sur les dynamiques de partage de la ressource en eau et la soutenabilité de la gestion de la ressource.

 

Mots clés : Irrigation, Adaptation, Agroécologie, Adaptation, Changement climatique, Résilience

 

Vendredi 29 novembre 2024, à 11h, Kévin Daudin nous a présenté ses travaux intitulés "Pratiques et usages de la notion d’information dans la caractérisation des flux d’eau dans les territoires irrigués".

Résumé : La proposition s’articulera autour des flux d’informations et des flux d’eau à différentes échelles. Il s’agit notamment de présenter un des chapitres envisagé pour l’ouvrage collectif de l’axe Adaptation, en élargissant à d’autres activités menées dans le cadre du projet HubIS. Ce projet (2020-2024) a traité de la conception participative de systèmes d'aide à la décision sur mesure (usage des TIC) en vue d’améliorer les pratiques d'irrigation aux niveaux individuel et collectif. Plus d’infos ici https://prima-hubis.org/resources/ et là https://prima-hubis.org/site-crau/. Tout d’abord je présenterai un processus d’ouverture d’un modèle de distribution de flux d’eau dans le système Durance-Verdon et j’ouvrirai sur le rôle et la posture que peut prendre un chercheur pour éclairer le fonctionnement d’outils de quantification des flux d’eau et tenter de réduire les flous générateurs d'asymétries d'information. Savoir pourquoi et comment les acteurs de différentes organisations mettent en commun leurs ressources informationnelles, volontairement ou non, est un enjeu d’importance pour une gestion adaptative de l’eau. L’ouverture d’une boite noire permet de rendre visible certaines pratiques de gestion de l’information, mais ce n’est pas le seul levier. Je présenterai ensuite d’autres activités : d’une part la question de la circulation de l’information dans la plaine de la Crau et son lien avec la circularité de l’eau, et d’autre part la question du potentiel de transposition socio-spatiale des expériences multi-situées du projet HubIS.

 
 

Vendredi 22 novembre 2024, à 11h. Olga Peytavi nous a présenté ses travaux intitulés "Adaptations à la pollution dans la commune minière de Thio en Nouvelle Calédonie".

 

Résumé : 
Dans le Pacifique, les sociétés autochtones ont structuré leur organisation autour de l’environnement et des ressources naturelles – y compris autour de la gestion des aléas climatiques. La pollution minière en Nouvelle-Calédonie, particulièrement à Thio, a engendré des conséquences environnementales et sociales majeures, comme l'engravement des rivières. Ce phénomène, provoqué par les déversements de déchets miniers, a accru les risques d'inondations et altéré la qualité de l'eau, obligeant les habitants à vivre avec. Des déplacements de tribus et des ajustements quotidiens, tels que l'utilisation de différentes sources d'eau, illustrent la manière dont les populations tentent de composer avec cette situation. Malgré les efforts et certaines compensations obtenues, la pollution continue de marquer la vie locale, soulevant la question de l'adaptation versus la résistance face à ces défis persistants.

Page 4 of 48
FaLang translation system by Faboba
APT Logo fra      logo brgm web frlogo inraeLogo Institut Agro Mpl petit

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer