L’UMR G-EAU s’inscrit ainsi clairement dans le Programme 4 « recherche dans le domaine de la gestion des millieux et des ressources de la Mission « recherche et enseignement supérieur de la Lolf, en contribuant de façon principale à 4 actions, et de manière secondaire à 2 autres actions dans le domaine de l’eau.

Actions prioritaires de l'UMR G-EAU

1 – "Recherche scientifiques et technologiques sur les ressources, les milieux et leur biodiversité" :

• Etablir des diagnostics sur des situations de référence et d’échelles différentes, en abordant de manière interdisciplinaire les dynamiques ressources–usages, les institutions, et les effets locaux des politiques sectorielles (eau, agriculture).

• Concevoir des outils et des méthodes d’intervention pour les opérateurs des hydrosystèmes et de distribution d’eau (planification, gestion stratégique, tactique et opérationnelle).

2 – "Recherches scientifiques et technologiques sur les systèmes de production et de transformation associés" :

• Produire des connaissances et des outils permettant d’évaluer, piloter et concevoir des systèmes de culture irrigués adaptés à différents contextes physiques et humains, d’en apprécier les performances technico-économique (régularité, rendement, qualité, coûts) tout en en prenant en compte les impacts environnementaux (eaux, sols, écosystèmes).

3 – "Recherche scientifiques et technologiques sur les systèmes socioéconomiques associés" :

• Améliorer la compréhension des interactions entre processus biophysiques, économiques et sociaux à l’œuvre dans les problématiques liées à l’eau, aux différentes échelles pertinentes ;

• Proposer des méthodes pour la planification, l’analyse prospective, la négociation adaptées aux instances de concertation sur la ressource (locales, régionales, nationales voire internationales sur les bassins transfrontaliers).

4 – "Diffusion, transfert et valorisation des connaissances scientifiques, des technologies et des compétences" :

• Former des étudiants et des professionnels du sud et du nord dans les domaines de la gestion de l’eau (par la formation initiale, continue, et des accueils de chercheurs étrangers)

• Développer des partenariats avec des donneurs d’ordre publics du domaine de l’eau (Ministère, collectivités territoriales, gestionnaires) pour des expertises, de l’appui technique.

• Produire des logiciels de gestion (régulation des canaux, planification, services d’eau)

• Participer à des instances de normalisation européenne (matériel d’irrigation, services d’eau potable

Actions secondaires de l'UMR G-EAU

5 – "Recherches scientifiques et technologiques pour la sécurité alimentaire, sanitaire et environnementale et sur les risques naturels" :

• En se focalisant sur les risques d’inondation et de sécheresse, développer des méthodes d’analyse économique et sociales de stratégies de prévention des risques.

6 – "Conception et gestion d’infrastructures pour la recherche et l’appui aux politiques publiques" :

• Contribuer au maintien et à l’exploitation partagée des bases de données hydrologiques sur certains grands fleuves africains (Niger, Sénégal) constituées historiquement par l’IRD.

L’ UMR Gestion de l’Eau, Acteurs, Usages, regroupe 70 chercheurs et ingénieurs permanents et une cinquantaine de doctorants et postdoctorants de toutes disciplines travaillant ensemble sur les questions de gestion intégrée et adaptative de l’eau.  Elle conduit des recherches sur les trajectoires des socio-hydrosystèmes et  leur régulation ; elle contribue à la conception et à l’évaluation des outils facilitant la mise en oeuvre de politiques publiques innovantes concernant l’eau ; elle participe à une formation pluridisciplinaire d’étudiants dans le domaine de l’eau. L’ UMR G-EAU est membre de l’Institut Montpelliérain de l’Eau et de l’Environnement.

Le cœur du projet de l’UMR G-EAU est la compréhension du fonctionnement de socio-hydrosystèmes aussi bien en fonctionnement courant qu'en période de crise ou de forte tension (pénurie, inondation, pollution). Nous analysons les processus hydrologiques, techniques, sociaux, économiques et politiques au sein d’un territoire lié à l’eau et leurs conséquences. Nous mobilisons également notre force interdisciplinaire pour analyser les effets combinés de ces processus, et in fine identifier les possibilités de gouvernance et d’adaptation en environnement complexe et incertain. Le projet inclut la conception et le test, en interaction avec la société, d’outils et de dispositifs visant à révéler le fonctionnement de ces systèmes et à intervenir sur leur trajectoire.

Issue d’équipes travaillant sur les systèmes irrigués, l’ UMR G-EAU a progressivement élargi ses centres d’intérêt pour aller vers la gestion intégrée. Elle aborde maintenant les territoires liés à l’eau comme des systèmes complexes en mobilisant une diversité de points de vue :

  • Pluralité des usages et intérêts : irrigation, eau potable, loisirs, énergie, épuration, protection contre les inondations
  • Pluralité des types d’eau : eau de surface, eau souterraine, eaux usées
  • Pluralité des processus : transferts d’eau et de polluants, technologies d’irrigation, instruments économiques, participation du public, modes d’appropriation
  • Pluralité des modes de régulation : infrastructures en rivières et canaux, politiques d’accès à l’eau et d’usages du sol, normes relatives aux usages de l’eau.
  • Pluralité des disciplines

Pour toutes ces recherches, l’ UMR G-EAU met l’accent sur des démarches ancrées dans des études de cas. Cela signifie un investissement dans une recherche fondée sur l’observation de terrain complétée par des démarches expérimentales menées en interaction avec des usagers et/ou des gestionnaires. Pour construire sur les connaissances ainsi générées, l’ UMR s’appuie sur un large réseau de partenaires et de sites de recherche à travers le monde, en France et dans des pays du Sud, présentant une diversité d’enjeux par rapport à l’eau et de contextes hydro-écologiques, socio-économiques et politiques. Un tiers des agents sont en situation d’expatriation au Maghreb, en Afrique occidentale et australe, en Asie du Sud Est. En France, des conventions de collaboration nous rapprochent d’institutions en charge de gestion de bassin versants. Cette implication dans les terrains nous conduit à des interactions fortes avec les acteurs.

L’ UMR G-EAU est enfin soucieuse du transfert de ses résultats. Trois voies sont mobilisées pour cela :

  • Le test avec les institutions locales des techniques et instruments proposés,
  • La formation d’étudiants au Nord au sein du Master Eau de Montpellier et des écoles d’ingénieur, tutelles de l’ UMR (Montpellier SupAgro et AgroParisTech) et au Sud au sein des Masters portés par les partenaires qui nous hébergent,
  • L’accueil d’entreprises partenaires et en particulier de jeunes entreprises en création
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