Du 10 au 28 novembre 2019, Nils Ferrand, CoOPLAGE UMR G-EAU, a guidé la Mission Interservices de l’Eau de Nouvelle-Calédonie (Gouvernement et les trois provinces) pour la conception et le pilotage du processus participatif multi-niveaux de mise en œuvre de la Politique de l’Eau Partagée (PEP) votée en mars 2019.
MAD4WATER : DevelopMent AnD application of integrated technological and management solutions FOR wasteWATER treatment and efficient reuse in agriculture tailored to the needs of Mediterranean African Countries
MADFORWATER est un projet de recherche et d’innovation financé par le programme de l’Union européenne Horizon 2020 et coordonné par l’Université de Bologne. Son titre est « le développement et l’application de solutions technologiques et de gestion cohérentes pour le traitement des eaux usées et leur réutilisation efficace pour une agriculture adaptée aux besoins des pays méditerranéens africains »
Le projet Soil Take Care étudie les problèmes de contamination du sol, de l’air et de l’eau dans des anciens sites miniers. Il est coordonné par José Darrozes du laboratoire Geosciences Environnement Toulouse (GET), associant l’Instituto superior tecnico (IST) de Lisbonne au Portugal, l’université d’Oviedo (UNIOVI), l’université polytechnique de Cartagène (unité GARSA, UPCT) et le centre technique catalan CTM en Espagne, l’université de Bordeaux (équipe EA 4592 Géo-ressources et Environnement), l’université de Limoges (GRESE - Groupement de Recherche Eau Sol Environnement ) et IRSTEA (UMR G-EAU).
© D. martin, IRD : Parc naturel en bordure du Fleuve Sénégal
Engager une démarche sociohydrologique pour produire des savoirs « alternatifs » sur les eaux du fleuve Sénégal
Savoir c’est pouvoir. Changer les modes d’actions sur l’eau implique de modifier la manière de produire et de diffuser des savoirs sur l’eau, véritable enjeu pour un autre développement autour des questions d’accès à l’eau et de préservation des ressources. « Oser » ce renouvellement, c’est la raison d’être de l’équipe-projet SocioHydr’OSé. Pour cela, deux axes de dialogue sont au cœur de notre programme : le dialogue interdisciplinaire entre sciences de la société (Socio) et sciences de l’eau (Hydro) ; le dialogue entre acteurs de l’eau (scientifiques, sociétés locales, autorités).
Une des contraintes importantes pour la mise en œuvre d’une gestion des nappes est l’accès à l’information sur la ressource et ses usages, et la circulation de cette information. Le projet eGroundwater se propose de tester des méthodes pour appuyer une gestion participative et durable des eaux souterraines grâce à des systèmes d’information innovants.
L’Institut montpelliérain de l’eau et de l’environnement (IM2E) devient un Centre international UNESCO de catégorie 2.
Le bureau conjoint du Cirad, du CNRS et de l’IRD en Afrique Australe a organisé la venue de différents chercheurs au sein de l’école française, le 15 novembre 2019.
La thèse étudie le processus d'extension des terres agricoles vers le désert égyptien au cours des soixante dernières années.
Le Canal 900 (Békaa-Ouest) construit par l'état pour distribuer l'eau du lac Karaoun n'est plus opérationnel à cause de la pollution du lac. Il est aujourd'hui utilisé comme réservoir par les agriculteurs qui y amènent l'eau de leurs forages privés - © M.H. Nassif
Dans les années 60, le Liban s'enthousiasme pour la 'mission hydraulique' qui anime alors le monde et planifie une mise en valeur à grande échelle des ressources en eau du bassin du Litani, le plus grand bassin hydrographique du pays. Les vicissitudes de la guerre civile et les contraintes financières limiteront, pendant un demi-siècle et jusqu'à nos jours, la réalisation de ce rêve. Mais si la construction étatique de barrages et de systèmes d'irrigation publics est restée limitée, les ressources en eau du bassin, et plus particulièrement de la plaine centrale de la Bekaa, ont été activement mises en valeur par des initiatives individuelles ou collectives locales.
Cette thèse pose la question de la gouvernance de l'eau dans le bassin du Litani, et plus généralement au Liban. Elle examine la gouvernance "en acte", c'est-à-dire comment la distribution du pouvoir discursif, décisionnel, et politique entre les différentes parties prenantes concernées par cette ressource explique à la fois l'action, ou l'inaction, de l'administration et les dynamiques locales. Elle chronique la territorialisation de l'action publique à trois échelles emboîtées: celle du bassin, où la mobilisation et la matérialisation du 'mythe du Litani' sont sans cesse contestées et renégociées ; celle du périmètre d'irrigation public du Canal 900, où l'optimisme technologique de la bureaucratie se confrontera à la complexité des territoires locaux ; et celle de la région de Terbol où seront mises en évidence les dynamiques locales de la (sur)exploitation des ressources en eau, à la fois superficielles et souterraines, ainsi que la collision entre ces dynamiques et la planification régionale des services d'eau potable par le gouvernement.
La gouvernance de l’eau dans le bassin du Litani apparait comme pauvre en ressources, fragmentée, sans mécanismes de coordination, avec des arbitrages opérés au niveau des familles politiques/confessionnelles qui se partagent le pouvoir au Liban. Une situation qui entérine une gouvernance dés-intégrée de l’eau, qui va souvent à l'encontre d'une rationalité économique ou hydrologique, ou de la durabilité environnementale.
L'un des trois "Chawa" (Gardes-canal) du système d'irrigation communautaire de Qabb-ELias (Békaa centrale). Ce système séculaire, alimenté par la source karstique de Ras-El-Aïn, est encore aujourd'hui géré par la communauté de cet ancien village de la Békaa. Cependant, la source de Qabb Elias devient de moins en moins abondante, ce qui pousse la communauté à s'orienter vers l'usage de l'eau souterraine comme complément. © M.H. Nassif
Cette thèse préparée au sein de l’école doctorale Territoires, Temps, Sociétés et Développement et de l’unité de recherche UMR – G-Eau : Gestion de l’eau, Acteurs, Usages (Spécialité : Géographie et Aménagement de l’Espace) a été soutenue le mardi 10 Décembre 2019 à 14h30 dans la salle des actes du site de Saint Charles 1 de l’Université Paul Valery devant le jury composé de :
- Pierre Blanc, professeur à Sciences Po Bordeaux et Bordeaux Sciences Agro, politologue, rapporteur
- Eric Verdeil, Professeur des université à Sciences Po Paris, Géographe, rapporteur
- Ronald Jaubert, Professeur Emérite, Economiste, Graduate Institute of International and Development Studies, Genève; et Université de Lausanne, Suisse, président du jury
- Marielle Montginoul, Economiste, Directrice de Recherche, IRSTEA, UMR G-Eau, Montpellier, examinatrice
- Caroline Lejars, Economiste, Chercheuse au Cirad, UMR G-Eau, Montpellier, examinatrice
- Stéphane Ghiotti, Géographe, Chargé de Recherche HDR, CNRS, UMR ART Dev 5281 Montpellier, examinateur
- François Molle, Directeur de Recherche, IRD, UMR G-Eau, Montpellier, directeur de thèse
Lancé en mai 2019, le GDRI-Sud ARID regroupe un ensemble de laboratoires de trois continents autour de la problématique des ressources en eau et du développement agricole dans les régions semi-arides.