Proposition de contrat de 18 mois de Post-Doctorat sur le projet BRIDGE (Basin-Resolved Impacts of climate Drivers on discharGE)

Environnement de travail

L’équipe d’accueil est un groupe de tout premier plan en hydrologie satellitaire, reconnu pour son expertise sur SWOT ainsi que sur l’estimation des débits et de la bathymétrie à partir de SWOT et de l’altimétrie multi-missions. Les membres permanents font partie de la SWOT Science Team depuis 2016 et ont contribué à la préparation de la mission et à la conception des produits, en particulier aux algorithmes d’estimation du débit ; la PI du projet est actuellement SWOT Hydrology Lead. Cet investissement de long terme a abouti à quatre atouts clés qui rendent directement possible le présent projet : (i) des méthodes robustes d’estimation du débit, opérationnelles à l’échelle globale et intégrées au produit officiel de la mission ; (ii) une approximation de la bathymétrie des fleuves à partir des observations SWOT et/ou de modèles numériques d’élévation, applicable à l’échelle mondiale ; (iii) des outils de traitement et de filtrage des produits SWOT sur les fleuves; (iv) une approche de densification spatio-temporelle augmentant l’échantillonnage spatio-temporel effectif des observations satellitaires. Les compétences plus larges de l’équipe couvrent la modélisation hydraulique, l’assimilation de données, le traitement de données à grande échelle et l’analyse statistique, et s’appuient sur des collaborations internationales établies avec le CNES et la NASA/JPL (traitement SWOT et densification), l’Université de Stuttgart ainsi que les équipes DAHITI et Hydroweb (séries temporelles d’altimétrie), l’USGS et le GRDC (archives de stations), et Météo-France (forçages météorologiques). 

Description sommaire du projet

Ce projet mesurera et expliquera comment les grands modes climatiques (El Niño/La Niña (ENSO), le dipôle de l’océan Indien (IOD), l’oscillation nord‑atlantique (NAO) et l’oscillation de Madden–Julian (MJO)) modifient les fleuves à l’échelle mondiale. Nous utiliserons les observations du satellite SWOT, ainsi que l’altimétrie nadir multi‑missions, pour produire des séries temporelles denses et des cartes du niveau d’eau et du débit des fleuves. Les observations SWOT seront traitées avec via une chaine de pré-traitement (filtrage qualité et « densification » bayésienne), et le débit sera estimé à l’aide de l’algorithme SIC4DVAR. Pour étendre les séries temporelles, nous construirons une reconstruction pré‑SWOT qui transforme de longues séries d’altimétrie en profils fluviaux « de type SWOT », permettant des analyses sur 10 à 30 ans et à travers plusieurs événements climatiques. Sur cette base, nous quantifierons l’effet distinct de chaque mode climatique par saison et par tronçon de fleuve, et analyserons les extrêmes (crues et étiages). Les principaux résultats seront des jeux de données validés à long terme, des cartes du mode climatique dominant pour chaque tronçon, et des métriques quantifiant le risque conditionné par le climat que les gestionnaires de l’eau pourront utiliser pour la préparation aux crues et aux sécheresses. Le projet fournira également du code reproductible et des publications scientifiques.  

Mission principale

Utiliser des données satellitaires (principalement SWOT, complétées par d’autres missions d’altimétrie) pour mesurer comment les grands modes climatiques (El Niño/La Niña, dipôle de l’océan Indien, oscillation nord‑atlantique, oscillation de Madden–Julian) affectent les fleuves. Produire des séries temporelles à long terme améliorées et reconstruites ainsi que des cartes du niveau d’eau et du débit des fleuves, expliquer l’impact de ces modes climatiques sur les bassins versants, et convertir les résultats en informations simples sur le risque de crues et étiages pouvant être utiles aux gestionnaires de l’eau. 

Activités

Définition des tâches à accomplir :

  • Traiter les données SWOT avec des contrôles qualité rigoureux et appliquer notre méthode de densification multi-temporelle pour réduire les lacunes et améliorer la couverture.
  • Estimer le débit des fleuves pour les bassins sélectionnés à l’aide de l’algorithme SIC4DVAR, et valider les résultats à partir des mesures in situ disponibles.
  • Construire des anomalies désaisonnalisées de WSE et de débit, définir des fenêtres saisonnières appropriées et des décalages de réponse par bassin, et ajuster des modèles statistiques incluant plusieurs indices climatiques (ENSO, IOD, NAO, MJO) et des covariables météorologiques (précipitations, température, humidité du sol) afin d’isoler l’effet partiel de chaque mode. Explorer des approches d’apprentissage profond.
  • Produire une réanalyse pré-SWOT de WSE, largeur et pente à partir de longues séries temporelles d’altimétrie en utilisant le catalogue de dynamique SWOT conjointement avec l’approche de densification ; dériver le débit de réanalyse à partir de ces profils « type SWOT » avec SIC4DVAR, et valider à l’aide des archives historiques de stations.
  • Analyser les extrêmes (crues et étiages) avec des méthodes permettant au risque de varier dans le temps et selon la phase climatique ; générer des cartes du facteur dominant et des métriques d’aléa conditionnées au climat pour l’aide à la décision.
  • Diffuser les résultats, y compris au moins un article, une courte note technique / guide utilisateur, et du code et des jeux de données reproductibles et bien documentés.

Pour atteindre ces objectifs, la/le candidat(e) utilisera et améliorera les outils internes développés pour les études SWOT. Cela inclut la maintenance et l’extension de la chaîne de pré-traitement ; l’application et l’amélioration de l’algorithme SIC4DVAR pour l’estimation des débits ; et son adaptation en une version « réanalyse » capable d’ingérer efficacement des séries temporelles longues d’altimétrie multi-missions. La/le candidat(e) mettra en œuvre des méthodes statistiques d’attribution et d’analyse des extrêmes et développera des workflows adaptés aux grands volumes de données. Elle/il produira également des visualisations du bassin au global à l’aide d’outils SIG (p. ex. QGIS) et collaborera avec les partenaires de mission si nécessaire.

Le poste se termine lorsque des outils et des produits complets, vérifiables et livrables sont remis :

(1) des jeux de données améliorés et validés de hauteur de surface de l’eau (WSE), largeur, pente et débit pour les bassins d’étude.

(2) une réanalyse « type SWOT » couvrant environ 10 à 30 ans pour au moins deux bassins pilotes, comparée aux archives historiques de stations hydrométriques.

(3) un atlas des effets des modes climatiques, avec des cartes au niveau des tronçons et des saisons, des intervalles de confiance, ainsi que des produits de risque crue/étiage conditionnés par la phase climatique.

(4) au moins un article scientifique soumis à une revue à comité de lecture.

(5) un guide utilisateur pour les algorithmes implémentés.  

Compétences / qualifications (connaissances, savoir-faire, savoir-être…)

  • Doctorat (PhD) en sciences de l’environnement (hydrologie ou sciences de l’atmosphère), avec de solides bases sur le fonctionnement des systèmes environnementaux.
  • À l’aise avec l’analyse statistique de séries temporelles (modèles multi‑prédicteurs, méthodes de base en théorie des valeurs extrêmes) et la quantification des incertitudes. 
  • Très bonnes compétences en Python (NumPy, pandas, xarray, statsmodels, matplotlib ; PyTorch/JAX est un plus), maîtrise de Git, et des environnements reproductibles (p. ex. Docker). 
  • Une expérience en altimétrie satellitaire (SWOT, Sentinel‑3/Jason ; Hydroweb/DAHITI) est souhaitable mais non indispensable. 
  • Compétences de base en SIG (QGIS). 
  • Excellentes capacités de rédaction scientifique et de communication en anglais (le français est un plus) et aptitude à travailler efficacement au sein d’une équipe internationale (p. ex. CNES/NASA/JPL, universités, centres de données).     
 
Quotitié de travail : 100 %
Début du contrat : 02 mai 2026

Contact : Hind Oubanas - This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

 

Environnement de travail, missions et activités

Les services déconcentrés d'appui à la recherche (SDAR) du centre Occitanie-Montpellier de l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (INRAE) rassemblent de nombreuses unités scientifiques. Ces services assurent, pour le compte du centre, les missions de gestion administrative, budgétaire, financière, ressources humaines et logistique nécessaires au bon fonctionnement des activités de recherche.
Vous rejoindrez l'unité de recherche G-EAU, qui rassemble une large communauté de chercheur-es, ingénieur-es et doctorant-es travaillant sur les enjeux de gestion de l'eau, en France et à l'international. Les activités de l'unité s'appuient sur des approches interdisciplinaires, combinant sciences de l'ingénieur, sciences humaines et sociales et sciences de la vie, avec des travaux menés en lien étroit avec les acteurs de terrain.
Vous exercerez vos fonctions pour la tutelle INRAE au sein d'une unité de grande taille, caractérisée par la diversité de ses partenaires institutionnels, la multiplicité de ses sites d'implantation, un budget conséquent et une grande variété de projets et de contrats.
Vous exercerez sous l'autorité hiérarchique du DU (directeur-rice d'unité) et de son adjoint-e INRAE. La tutelle INRAE comporte environ trente-cinq permanents dans ses bâtiments sur le site Hydropolis Lavalette.
Vous serez positionné-e à l'interface des équipes de recherche, de la direction de l'unité et des services d'appui, dans un environnement organisationnel complexe et stimulant.


Dans ce contexte, votre poste joue un rôle clé pour assurer la cohérence entre les objectifs scientifiques et stratégiques de l'unité et le cadre administratif, budgétaire et réglementaire. Vous contribuerez directement au bon fonctionnement collectif de la structure, à la fluidité des échanges entre tutelles et à la mise en oeuvre opérationnelle des décisions de la direction.

Vous serez en charge des activités suivantes :

Coordination administrative, budgétaire et financière

  • Coordonner la gestion administrative, budgétaire et financière pour la tutelle INRAE, en lien étroit avec les services d'appui
  • Élaborer et proposer le budget, en assurer le suivi et le contrôle de l'exécution
  • Mettre en oeuvre la politique d'achat et les procédures associées
  • Assurer une veille réglementaire et veiller à l'application des règles et procédures

Gestion des ressources humaines et appui aux équipes

  • Coordonner la gestion des ressources humaines pour la tutelle INRAE, de l'accueil au suivi des effectifs (procédure d'accueil, recrutement, suivi des effectifs et données RH)
  • Apporter un appui aux équipes d'appui et, le cas échéant, contribuer à leur encadrement fonctionnel
  • Diffuser les informations utiles auprès des équipes de recherche et des équipes d'appui

Appui au pilotage et à la gouvernance de l'unité

  • Assister et conseiller la direction de l'unité dans votre domaine de compétence
  • Contribuer au pilotage du budget collectif inter-tutelles
  • Participer à des projets structurants et à la vie collective inter-tutelles
  • Proposer et contribuer à la mise en place d'outils et de processus visant à améliorer l'organisation administrative

Pour plus d'informations sur l'offre : https://jobs.inrae.fr/concours/concours-externes-ingenieurs-cadres-techniciens-h-f/ai26-dcsdar-11

Formations et compétences recherchées

BTS, DUT, DEUG, DEUST (niveau 5 minimum)

Vous êtes titulaire d'un diplôme de niveau bac+2 (DUT, BTS ou équivalent) dans les domaines de la gestion administrative, publique, financière ou du pilotage des organisations. Vous justifiez d'une expérience en gestion administrative et financière, idéalement dans un environnement de service public ou de recherche, et disposez d'une première expérience dans l'animation ou la coordination d'un collectif de travail.

Savoir-faire :

  • Coordonner des activités de gestion administrative, budgétaire et financière
  • Appliquer et faire appliquer des règles et procédures administratives
  • Élaborer et suivre un budget
  • Animer des réunions et conduire des échanges transversaux
  • Rédiger des documents administratifs et de synthèse
  • Mettre en place et améliorer des outils et processus de gestion

Savoir-être :

  • Goût pour le travail en équipe et sens du collectif
  • Aisance relationnelle, sens de l'écoute et de la négociation
  • Capacité à jouer un rôle de facilitateur-trice entre des acteurs aux cultures différentes
  • Organisation, méthode et sens des priorités
  • Autonomie, proactivité et capacité d'initiative
  • Adaptabilité et capacité à gérer simultanément plusieurs dossiers dans un environnement complexe

Référence de l'offre

  • N° profil : AI26-DCSDAR-11
  • Corps : AI (bac+2 ou équivalent)
  • Catégorie : A
  • Emploi-type : J3C44
    Référentiel des emplois types
  • Numéro du concours : AIJ14
  • Rémunération selon expérience : Minimum 2253€, avec une moyenne à l’embauche constatée de 2672€ (brut/mois)

Contacts

Marcel KUPER This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it. - 04 67 04 63 80 

Sébastien LOUBIERThis email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it. - 04 67 04 63 68 

Environnement de travail, missions et activités

Vous serez affecté.e au sein de l'UMR G-EAU. Vous serez placé.e sous l'autorité hiérarchique du Directeur.trice de l’unité et de son.sa adjoint.e pour la tutelle INRAE. Vous serez en charge de la mise en œuvre des activités de gestion administrative et budgétaire de la tutelle INRAE de GEAU.

Vos missions seront de façon non exhaustive :

- Instruire les dossiers en vérifiant la régularité juridique, administrative et financière

- Participer à la gestion administrative, financière et/ou des ressources humaines de la structure en appliquant les procédures dédiées, notamment pour le recrutement de personnel temporaire

- Saisie des bons de commandes, missions, notes de frais

- Enregistrer les données budgétaires administratif, financier 

- Assurer l'accueil physique et téléphonique des interlocuteurs internes (personnels) et externes (usagers)

- Suivre les crédits par type de dépenses ou d’opérations ou par structure

- Réaliser le suivi et les justifications financières des contrats de recherche 

- Contrôler les échéances 

- Collecter et controler les pièces justificatives nécessaires aux opérations de gestion

- Organiser, alimenter, mettre à jour des bases de données relatives à la gestion

- Alimenter des tableaux de bord, faire des extractions dans les systèmes d'information administratif, financier et/ou ressources humaines

- Assurer le soutien logistique (locaux, matériels, fournitures) de l'activité d'un service, de manifestations (conférences, réunions, séminaires, colloques)

- Répondre aux demandes d'informations des autres services et de l'extérieur

- Sélectionner et diffuser de l'information en interne et en externe

Relations internes et externes :

- Unités : directeurs, chercheurs, gestionnaires, agents

- Relations internes au SDAR (Service d’appui à la recherche du centre) : DSA, responsable de service, agents du service, réseau finances

- Relations externes : entreprises, fournisseurs, partenaires, autres établissements de recherche, etc...

Conditions particulières d’exercice : réunions occasionnelles sur le campus de la Gaillarde, réunions réseaux, réunions dans les unités, déplacements ponctuels, travail en équipe.

 

Pour plus d'information sur le poste : https://jobs.inrae.fr/ot-28704

 

Formations et compétences recherchées

BAC

Compétences :

    - Savoir gérer son activité dans un calendrier et un cadre de gestion complexe

     - Savoir rendre compte

     - Etre organisé, savoir faire preuve de rigueur, et être fiable.

     - Avoir des connaissances solides et de l'aisance dans l'utilisation des outils bureautiques.

     - Faire preuve d'aisance relationnelle et du sens de la communication, faire preuve de pédagogie

     - Etre réactif

     - Savoir s'adapter

     - Mettre en œuvre des procédures et des règles

     - Travailler en équipe

     - Utiliser les logiciels spécifiques à l'activité

     - Sens de l'organisation

     - Sens relationnel

 

Diplôme réglementaire minimum exigé :

     - IV Baccalauréat, BP, BT

 

Formation recommandée : administration, comptabilité, gestion

 

  • Contrat : Mission temporaire
  • Durée : 12 mois
  • Début du contrat : 20/04/2026
  • Rémunération : Environ 2000 euros bruts (à estimer selon expérience et grille de rémunération INRAE)
  • N° de l'offre : OT-28704

!!! Date limite de candidature : 11/03/2026

 

Cette thèse s’inscrit dans une réflexion sur les défis systémiques de la gestion de l’eau et la recherche de résilience des territoires. Elle interroge la transformation des pratiques scientifiques et opérationnelles à travers le développement du dialogue science-société et des démarches transdisciplinaires ancrées territorialement. L’enjeu central est d’évaluer la capacité de la recherche participative à produire des transformations effectives des représentations, des pratiques et des modes de gouvernance de l’eau aux échelles locale et régionale.

La recherche s’appuie sur l’étude des Living Labs comme dispositifs de coproduction de connaissances associant savoirs scientifiques, techniques et expérientiels. Ces laboratoires vivants proposent une approche systémique et holistique, fondée sur la reconnaissance de la pluralité des réalités et sur des interactions renforcées entre chercheurs et acteurs territoriaux, dans une perspective d’empowerment collectif.

À partir d’une analyse comparative de Living Labs mis en œuvre en Occitanie et au Sénégal, la thèse vise à caractériser leurs effets sur les pratiques de gestion de l’eau et à formuler des recommandations pour un dialogue science-société porteur de transformations durables.

 

Mots clés : Living Labs, Gestion de l’eau, recherche participative, coproduction, gouvernances de l’eau

Environnement de travail, missions et activités

Le ou la post-doctorant(e) sera accueilli(e) au sein de l’équipe GHOSTE (Gestion Hydraulique, Optimisation et Supervision des Transferts d’Eau) de l’UMR G-EAU, antenne régionale INRAE-Montpellier. Le poste s’inscrit dans un partenariat scientifique structurant entre INRAE et EDF, s’appuyant sur l’expérience de projets antérieurs, R²D² 2050 et Explore2.

Contexte scientifique

Dans l’hydrologie de l’Anthropocène, la compréhension et la modélisation des ressources en eau nécessitent d’intégrer les activités humaines et les usages dans le fonctionnement des grands bassins hydrographiques. Les besoins émergents portent sur la modélisation prospective (climat et territoire) à l’échelle des bassins versants (exemple :  cadre des études HMUC ou plus récemment des PTGE) afin de premièrement produire des diagnostics et dans un second temps de simuler et d’instruire des scénarios d’adaptation au changement climatique.

La gestion de l’eau doit tenir compte de ses multiples usages, en lien avec le nexus Water–Energy–Food–Ecosystem (WEFE), pour évaluer les compromis et synergies entre secteurs. Des travaux récents portés par Haut Commissariat à la Stratégie et au Plan (https://www.strategie-plan.gouv.fr/publications/quelle-evolution-de-la-demande-en-eau-dici-2050) ont permis de projeter l’évolution des demandes et consommations en eau à l’échelle nationale à l’horizon 2050, avec le modèle STRATEAU.

Dans ce contexte, la mise en place de jumeaux numériques de bassin versant constitue à la fois :

  • un outil scientifique pour analyser et comparer les modèles de ressource et usages, en intégrant les interactions multi-sectorielles
  • un outil de gestion opérationnelle, capable de soutenir la décision en temps réel ou en situation de crise
  • Un outil de gestion stratégique, capable de soutenir des décisions sur le long terme face aux évolutions que portent le changement climatique en cours.

Dans ce cadre, ce post-doctorat se concentrera sur le volet de la modélisation des usages (irrigation, abreuvement, AEP, industrie, navigation, énergie, retenues…). Ce post-doctorat vise à analyser, comparer et à proposer des améliorations des modèles développés par INRAE et EDF, et à poser une des bases de ces jumeaux numériques intégrés aux enjeux multi-usages et prospective.

Objectifs et missions

Le ou la post-doctorant(e) aura pour missions principales de :

  • Réaliser une analyse bibliographique des modèles existants, incluant littérature scientifique et littérature grise (INRAE, EDF, autres organismes)
  • Identifier les forces et limites des modèles (hypothèses, besoins en données, échelles, domaines d’application)
  • Mettre en œuvre et comparer, sur un bassin versant test, les outils développés par INRAE et EDF, avec analyse des biais et sensibilité
  • Intégrer, si possible, le modèle STRATEAU et ses résultats dans ce cadre comparatif
  • Proposer des pistes d’amélioration et de co-développement, incluant partage de codes et recommandations méthodologiques
  • Formuler des recommandations pour la construction de jumeaux numériques de bassin versant dans un cadre prospectiviste (évolution du climat et du territoire).

Le poste portera exclusivement sur les aspects quantitatifs de la modélisation.

Encadrement scientifique

Le projet sera piloté par Éric Sauquet (INRAE) et Frédéric Hendrickx (EDF, LNHE)L’encadrement de proximité sur site à l’UMR G-EAU sera assuré par David Dorchies. Le ou la post-doctorant(e) bénéficiera également du soutien scientifique et technique de chercheurs et ingénieurs d’INRAE et d’EDF tout au long du projet.

Résultats attendus

  • Rapport scientifique de synthèse et recommandations pour les développements futurs
  • Cahier des charges pour co-développement des outils
  • Contributions valorisables sous forme de publications et/ou livrables logiciels.

Formations et compétences recherchées

Doctorat

Éligibilité : doctorat obtenu depuis moins de 3 ans.

Plus d'informations sur l'offre : https://jobs.inrae.fr/ot-28400

Contrat : Postdoc

Durée : 18 mois

Début du contrat : 01/04/2026

Contact : David DORCHIES - This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

!!! Date limite de candidature : 26/02/2026

Les nappes phréatiques sont à des niveaux très hauts

Pour comprendre ce que ça signifie vraiment, écoutez l'ITW de Perrine Fleury Hydrogéologue au BRGM de Montpellier.

Elle était l’invitée de ICI MATIN – ICI Hérault ce matin ! 
Au micro, elle explique simplement :
- ce que disent les nappes aujourd’hui
- le rôle des pluies récentes

Lien ci-dessous pour en savoir + 

https://www.francebleu.fr/emissions/l-invite-d-ici-matin-ici-herault/perrine-fleury-hydrogeologue-8261465

 

Cette thèse de doctorat s’inscrit dans le cadre d’un vaste projet de recherche multipartenaires intitulé « ThermieFrance », lauréat de l’AAP Wall-Free Lab du programme OneWater, dont l’ambition est d’étudier les impacts du changement global sur la température des eaux de surface et de mettre en œuvre des acquisitions de données et des outils pour une meilleure adaptation écologique et socio-économique.

Le projet ThermieFrance, co-construit entre les scientifiques et les acteurs de l’eau, est structuré en deux axes scientifiques (WP1 et WP2) à dominantes respectives sciences physiques et écologiques aux échelles spatiales nationales et locales, et en un axe transversal (WP3) en sciences de l’action. ThermieFrance vise à répondre à plusieurs questions scientifiques et à lever des verrous grâce aux travaux de thèse, post-doctorat et master, travaillant en synergie entre eux et avec les acteurs de l’eau.

L’utilisation des anomalies thermiques par les poissons sensibles à la température (c’est-à-dire les anomalies thermiques devenant effectivement des refuges thermiques) est contrôlée par (1) le fonctionnement hydrothermique des anomalies thermiques et (2) le comportement des poissons en réponse au stress thermique, à la fois à l’échelle individuelle et à l’échelle de la population. Le WP2 du projet ThermieFrance vise à identifier les facteurs clefs du fonctionnement hydrologique et thermique des sections de rivière dont la température est régulée par les apports d’eau souterraine (la thèse présentement décrite) et d’évaluer l’utilisation des anomalies thermiques par les poissons et les conséquences écologiques dans le contexte du changement climatique (thèse complémentaire).

Cette thèse s’articule autour de quatre grandes tâches :

- Tâche 1 : Etablissement d’une typologie des anomalies thermiques dépendant des eaux souterraines en analysant les données existantes collectées au cours de la dernière décennie dans une grande variété de contextes hydrogéologiques (Argens, Drac, Veyle – projet ESTHER du BRGM et de l’AERMC). Une classification simple des refuges thermiques en fonction de l’origine de l’eau (aquifère profond, aquifère local, recyclage hyporhéique, affluent froid) sera ainsi développée.

- Tâche 2 : Etude de la dynamique des aquifères et de la variabilité temporelle des anomalies thermiques par le biais de l’instrumentation sur le terrain des refuges thermiques connus. En particulier, le régime hydrodynamique des aquifères (basses eaux, crues, vitesse de réponse aux changements de régime etc.) sera évalué pour comprendre son effet sur la géométrie et l’étendue spatiale des anomalies thermiques. Plusieurs méthodes seront déployées et combinées, notamment l’imagerie IRT aéroportée multitemporelle par drone, les profils longitudinaux et latéraux de température d’une série de paramètres physicochimiques (conductivité électrique, oxygène dissous, température), des enregistreurs de température et de niveau d’eau in-situ etc.

- Tâche 3 : Modélisation analytique des échanges de chaleur afin de déterminer quelles anomalies thermiques sont les plus vulnérables au changement climatique et les paramètres les plus décisifs pour assurer leur durabilité et leur longévité.

- Tâche 4 : Développement d’indicateurs fonctionnels de l’état des échanges nappe-rivière à l’échelle d’un système ou d’un sous-système fluvial, pour diagnostiquer la présence/absence d’anomalies thermiques dépendant de l’eau souterraine, ainsi que pour la restauration et la conservation.

 

 

Le prochain Seminaire ICIREWARD Sc. Sociales aura lieu le mardi 13 janvier de 9h30 à 12h00 en présentiel sur le site INRAE Lavalette (rue Jean-François Breton, Montpellier) - salle Aquadémie, ou à distance via ce lien.

Intervention de Fabienne Wateau – Anthropologue, Directrice recherche au CNRS – LESC.

Titre : Au fil de l’eau : Conflits ou Communs ? Menace ou Opportunité ? Restitution et participation

 

Fabienne Wateau a travaillé sur des conflits liés à l’eau dans la vallée du Rio Minho au Portugal dans un contexte de transformation rapide de la polyculture irriguée en monoculture viticole après l’entrée du Portugal et de l’Espagne dans l’Union européenne. Elle a ensuite étudié les effets d’un grand barrage dans une région aride du sud-est portugais, impliquant l’engloutissement d’un village et une recomposition profonde des espaces, des relations sociales et des discours identitaires. Suivant les habitants déplacés à toutes les étapes, elle a analysé leurs engagements publics. Parallèlement, elle a mené une recherche sur les instruments de mesure de l’eau, afin de comprendre les logiques de représentation et la durabilité de systèmes anciens de partage. Elle travaille aujourd’hui sur la pollution et les risques sur un nouveau terrain agricole situé près d’un complexe chimique et la lagune d’Aveiro au Portugal.

 

Au plaisir de vous y retrouver nombreux !

Vous êtes chaleureusement conviés à participer au séminaire ICIREWARD-SHS organisé par l’UMR GEAU en partenariat avec le Centre Unesco de l’Eau de Montpellier, le mardi 16 décembre de 2025 de 10h à 12h30, en présentiel sur le site INRAE Lavalette (rue Jean-François Breton, Montpellier) - salle Aquadémie, ou à distance via ce lien.

Intervention de Frances Cleaver - Professeure émérite, Lancaster Environment Centre, Université de Lancaster

Titre : Take back control of our water! ( But how?)

 

Résumé : The privatised water system in England is in perma-crisis with recurring sewage spills, rising household bills, financial profiteering and criminal prosecutions of water companies. The crisis is salient in the news and 82% of people favour public ownership of water. Why then are politicians so reluctant to take back control of the water system?

In this seminar I reflect on the work of the People’s Commission on the Water Sector – an initiative to make an evidence-based case for public ownership. I suggest some reasons why the shift from a failing private system to public ownership is so difficult to achieve in England, despite positive examples from other European countries.

 

Venez nombreux !

Page 1 of 50
FaLang translation system by Faboba
APT Logo fra      logo brgm web frlogo inraeLogo Institut Agro Mpl petit

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer